Vainqueur à l’aller (3-1), le PRVB recevait le Paris Volley pour la seconde manche des play-in, dans une salle de l’Omnisports à guichet fermé. Face à des Parisiens fraîchement sacrés en Coupe de France et renforcés par l’arrivée de Mathis Henno, les Robinsonnais ont livré un combat intense, finalement perdu au terme d’un golden set décisif.

Un début de match sous pression

Dès l’entame, le PRVB impose du rythme, avec notamment un énorme bloc à trois sur Molotkov (5-2). Mais Paris réagit rapidement, s’appuyant sur la qualité de son service et sur une présence efficace au centre avec Wetter et Huetz. Malgré une bonne activité au bloc-défense, les Jaune et Noir sont mis en difficulté en réception. Les Parisiens en profitent pour faire le break (8-12), portés par une première série au service de Daniel Wetter. L’entrée de Joa Logeais stabilise la réception en fin de set, tandis que Joevin Wa-Bala, entré en jeu, apporte immédiatement à la pointe. Trop irréguliers, les joueurs du Plessis cèdent néanmoins la première manche (19-25).

Le PRVB réagit et s’accroche

La réaction ne se fait pas attendre. Plus agressifs au service, notamment grâce à Elgert et Canovas, les Robinsonnais mettent à leur tour la réception parisienne en difficulté. Le bloc monte en puissance, avec plusieurs contres sur Kulpinac. Joevin Wa-Bala se montre précieux dans ce set avec 7 points, permettant au PRVB de faire la course en tête (15-12). Mais Paris reste dangereux, notamment grâce aux services de Molotkov, auteur de plusieurs aces pour recoller. Dans une fin de set tendue (24-24), deux blocs consécutifs d’Eliezer Dutra offrent finalement la manche au PRVB.

Un troisième set à haute intensité

Le troisième acte confirme la montée en régime des Robinsonnais. Dans une ambiance électrique, les deux équipes se rendent coup pour coup. Le duel entre Brett Wildman et Molotkov anime la rencontre, les deux joueurs se répondant au service (5 aces pour Wildman, 6 pour Molotkov). Après avoir été menés, les joueurs du Plessis renversent la dynamique grâce à leur agressivité au service et une défense acharnée, symbolisée par plusieurs rallyes. Dans le money-time, le PRVB fait la différence grâce à une série au service de Max Elgert et à une fin de set maîtrisée, conclue par Dutra (25-22).

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Paris pousse le match jusqu’au bout

Dos au mur, Paris réagit dans la quatrième manche. Plus efficaces au bloc et à l’attaque au centre, les Parisiens prennent rapidement l’avantage (12-17). Une série au service de l’américain Daniel Wetter fait à nouveau très mal et creuse l’écart dans ce set, comme dans le suivant. Malgré quelques tentatives de retour, portées par Wildman, les Robinsonnais commettent trop de fautes au service pour espérer revenir. Paris égalise logiquement et pousse les deux équipes vers un tie-break (19-25).

Un dénouement cruel

Le tie-break tourne rapidement à l’avantage des Parisiens, plus efficaces au centre et profitant des difficultés en réception du PRVB (9-15). Mais dans ce format particulier des play-in, un golden set vient tout décider. Dans une atmosphère irrespirable, le PRVB démarre bien, mais subit une nouvelle série au service de Wetter, combinée à un bloc parisien très solide. Mathis Henno, pour sa première apparition, monte en puissance et se montre décisif dans le money-time. Il termine meilleur marqueur du match avec 21 points, avec un dernier set parfait (100 % en réception et 100 % à l’attaque). Malgré quelques sursauts, les Robinsonnais voient leur réception s’effondrer (27 % de réceptions positives contre 57 % pour Paris) et leur efficacité offensive chuter (29 % contre 69 %). Les parisiens s’imposent finalement (11-15) et valident leur qualification.

Une saison pleine de promesses

Malgré cette élimination frustrante, les Jaune et Noir peuvent être fiers de leur parcours. Les joueurs de Cédric Logeais concluent une saison aboutie, marquée par un record de points en championnat (7e place) et des victoires de référence face à des cadors comme Montpellier ou Tourcoing. Dans une ambiance exceptionnelle, les Robinsonnais auront fait vibrer leur public jusqu’au bout. Une dernière soirée intense, à l’image de leur saison.

Jules Painvin 01/04/26