D’abord Jérémie, comment ça va en ce moment ?

Jérémie Mukelenge : « Je me sens très bien, malgré les petites blessures que j’ai eues et que j’ai encore parfois. Globalement, je me sens très bien en ce moment.« 

Au début de la saison tu faisais des apparitions dans des sets. Depuis quelques matchs tu es titulaires après la blessure de Joevin, a un poste qui n’est pas vraiment le tien, comment tu gères cette situation ? Notamment avec les gros matchs que tu as dû jouer ?

J.M. : « Effectivement, au début de la saison, je faisais quelques petites rentrées. Depuis le match contre Tourcoing à l’Omnisports, avec la blessure de Joevin, je suis titulaire à la pointe, ce qui n’est pas vraiment mon poste de prédilection. Je gère assez bien cette situation, parce que j’y ai été préparé en amont. Le coach, Cédric Logeais, m’a toujours dit, depuis le début de la saison et même avant, que l’équipe allait souvent avoir besoin de moi cette année, à n’importe quel poste. Donc je m’y étais préparé.

Oui, nous avons eu de gros matchs contre Paris et Poitiers. Je trouve que j’ai réalisé de bonnes performances et que j’ai bien géré à ce poste-là. »

On sent une vraie solidarité dans l’équipe, notamment dans les moments difficiles. Comment le groupe t’a aidé à prendre ta place dans cette nouvelle configuration ?

J.M. : « On est tous très solidaires les uns des autres, c’est la force de ce groupe. Ils m’ont aidé à prendre ma place en m’encourageant et en me donnant des conseils. J’écoute beaucoup ce qu’on me dit et je fais mon maximum pour le mettre en pratique. »

On a vu ta grande force de frappe à l’attaque, au delà de cet aspect comment tu décrirais ton jeu, quel style de joueur es-tu ?

J.M. : « C’est vrai que j’ai une bonne frappe à l’attaque, donc je me décrirais plutôt comme un joueur physique. Je peux aussi avoir un jeu plus technique quand c’est nécessaire, mais je me définirais avant tout comme un joueur physique. »

On te voit très souvent avec un grand sourire sur et en dehors du terrain, ou tu puises cette énergie et cette joie ?

J.M. : « Pour la joie, je dirais que c’est grâce à ma famille et à la relation que nous avons. Le fait d’être très proches : j’ai quand même trois sœurs et un grand frère. On est toujours ensemble, on essaie de se voir souvent, et ça me fait vraiment très plaisir. Voir qu’à chaque match, mon père, ma mère et toute ma famille me soutiennent, ça ne peut que rendre heureux et te donner plein d’énergie.

Pour l’énergie, je dirais aussi la religion. Ce qui est également très important pour moi, c’est d’être bien dans sa tête. C’est ce qui me permet d’être au maximum de mon énergie. »

En dehors du volley-ball, tu fais de la musique, tu peux nous en dire plus ?

J.M. : « Effectivement, en dehors du volley, je suis musicien, je joue de plusieurs instruments. Avant le volley, c’était une activité que je pratiquais vraiment à plein temps. Depuis que je suis avec l’effectif professionnel, j’ai moins de temps pour ça, c’est plus une activité à temps partiel. »

Le Plessis-Robinson est un groupe qui vit bien, sur et en dehors du terrain. Qu’est-ce qui fait selon toi la force de ce collectif cette saison ?

J.M. : « Selon moi, ce qui fait la force du collectif cette saison, comme cela a déjà été mentionné par mes coéquipiers, c’est l’homogénéité du groupe. Le fait qu’on soit tous jeunes, qu’on ait tous le même objectif, c’est ce qui nous pousse à aller vers le haut. De plus, les étrangers ont été très bien intégrés au groupe, ils sont super cool. Le groupe ne peut que bien vivre au quotidien. »

Quel message tu aimerais faire passer aux supporters et aux jeunes du club qui vous suivent chaque week-end ?

J.M.: « Un petit message pour les supporters : tout d’abord, merci pour votre soutien. Vous voir aussi nombreux à chaque match, c’est incroyable et ça nous aide énormément. De notre côté, on se donne à fond à chaque entraînement et à chaque match pour amener le club le plus haut possible.

Pour les jeunes du club, je dirais qu’il faut continuer à s’entraîner à fond, être bien disciplinés, même si je sais qu’à leur âge c’est très dur, et que je n’étais pas le meilleur exemple. Mais ce sont des choses qu’il faut travailler et acquérir pour, un jour, espérer jouer à haut niveau. »